Jusqu'au 28 novembre 2010, près d’une soixantaine d’artistes de l’Abitibi-Témiscamingue sont en vedette à Montréal dans le cadre d’AT@MTL, un événement spécial dans le réseau Accès culture
Soyez au rendez-vous!
Blogueuse officielle de AT@MTL:
Marie-Pierre Bouchard
ENTRE L’ÉPINETTE ET LA LICORNE :
l’Abitibi-Témiscamingue, grandeur culture
FICHE TECHNIQUE
SYNOPSIS :
En Abitibi-Témiscamingue, les arts et la culture font partie intégrante de notre identité! Ce documentaire donne la parole à des hommes et des femmes qui font partie prenante de la vitalité culturelle d’ici et pour qui le territoire est indissociable de leur force créatrice.
Genre : Documentaire
Année : 2010
Durée : 20 minutes
Couleur
Langue : Français
Réalisation, caméra et montage : Dominic Leclerc
Coordination de production : Sonia Demontigny
Musique originale : Marie-Hélène Massy-Émond, Maxime Robin, William Rondeau
Musique additionnelle : Saltarello
Participants :
Laurier Aubé
Jacques Baril
Sandy Boutin
Alexandre Castonguay
Lilianne Gagnon
Nicole Garceau
Stéphanie Fortin
Jean-Jacques Lachapelle
Rock Lamothe
Yan Lapointe
Margot Lemire
Jacques Marchand
Marie-Hélène Massy-Émond
Jacques Matte
André Mowatt
Jacques Pelletier
Bruno Turcotte
Émilie Villeneuve
Production : Conseil de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue
Soutien financier : Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec
par Marie-Pierre Bouchard
L’aventure vient de prendre fin.
Pendant deux mois, j’ai eu le privilège et l’immense plaisir d’assister de près à une foule de manifestations culturelles mettant en lumière les talents de l’Abitibi-Témiscamingue - ma région natale. J’y ai fait des rencontres passionnantes. J’y ai revu des artistes que j’admire. Et j’y ai fait de fort belles découvertes, que je me suis empressée de partager via les médias sociaux.
J’ai beaucoup d’admiration pour les artistes qui choisissent de poursuivre leur travail de création en région, malgré une forte centralisation en milieu urbain, en raison des facteurs économiques et de la plus forte demande.
Par ailleurs, je crois qu’il y lieu de porter attention à cette tendance qui se dessine, celle qui semble favoriser une éclosion des manifestations artistiques en région. Que ce soit en musique, en arts visuels, en cinéma, en théâtre ou en poésie, on remarque effectivement un fort désir de faire rayonner la création régionale à partir de son point d’origine vers les grands centre, sans pour autant la dénaturer ou la déraciner. L’on n’a qu’à penser aux nombre grandissant de festivals culturels d’envergure qui émergent aux quatre coins du Québec depuis quelques années!
L’Abibiti-Témiscamingue connait un essor fulgurant en ce sens. Son Festival de cinéma attire la presse internationale et des cinéphiles de partout. Son Festival de musique émergente, dont on ne dit que du positif, vient de remporter un deuxième prix Félix. Il y a aussi le FRIMAT, puis le Festival des Guitares du monde et celui des Contes et légendes, qui ne cessent de croître et de se mériter des éloges. Il y en a d’autres. Et je pense aussi à tous ces producteurs et gestionnaires de petites salles de spectacles, qui donnent l’occasion aux artistes locaux de se produire sur scène le plus souvent possible. Ces événements, et ces efforts de diffusion, ont une incidence directe sur la population et les artistes de la région, permettant de croire qu’il y a de la place pour une culture régionale viable au Québec.
Ce qui m’a frappé au cours des Rencontres culturelle AT@MTL, c’est le bonheur qu’éprouvent artistes et producteurs de partout à échanger, à tisser des liens. Que l’Abitibi reçoive les montréalais ou que Montréal reçoive les abitibiens, le plaisir est manifeste et réciproque.
En tant que métropole et ville culturelle par excellence, Montréal se doit de laisser une place aux talents régionaux. Au cours des deux derniers mois, elle a déployé les moyens et montré sa fierté d’offrir cette vitrine exceptionnelle aux artistes de l’Abitibi-Témiscamingue, qui ont profité avec passion de l’occasion pour planter des graines dans les cœurs et les têtes des montréalais.
(Crédit photos: Ville de Montréal)
Voici le libellé intégral de la déclaration du député d’Abitibi-Ouest :
« Monsieur le Président,
Ces dernières années, l’Abitibi-Témiscamingue se démarque vraiment et trace la voie à de nombreux projets culturels qui rayonnent auprès de la population de la région et ailleurs.
Cette année, le public montréalais a l’occasion d’apprécier l’effervescence culturelle qui règne en Abitibi-Témiscamingue par le biais de l’événement AT@MTL qui se tient jusqu’au 28 novembre. Ce festival met en scène près de 60 artistes du milieu des arts visuels et de la scène. Nos artistes ont ainsi la chance de faire valoir leurs talents.
Plusieurs spectacles sont au programme et font connaître aux Montréalais les nombreux festivals qui ont pris naissance chez nous, dont celui de la relève indépendante musicale, de contes et légendes et le Festival du DocuMenteur. S’ajoute l’exposition en art visuel « Excès et désinvolture » qui met en évidence la production d’une trentaine d’artistes de chez nous.
En plus de démontrer la vitalité et la pluralité de nos pratiques artistiques, cette rencontre culturelle offre une belle vitrine quant à la capacité d’innovation de nos artistes et permet un rayonnement hors de nos frontières. Merci à ces fiers ambassadeurs de notre belle et grande région!
Merci Monsieur le Président ».
Les cinéastes qui ont participé au concours du DocuMenteur cette semaine ont prouvé qu’ils étaient à la hauteur du défi «72 heures», en déployant beaucoup de talent et d’imagination! Comme quoi les contraintes de temps sont parfois un moteur incomparable quand vient le temps de faire des miracles avec peu de ressources, les cinq équipes sont parvenues à concocter des faux documentaires bien ficelés, traités avec humour, ironie, dérision et profondeur. De plus, les acteurs non-professionnels qui y sont mit en lumière sont tous étonnants d’authenticité.
Hier, à la Maison de la culture Maisonneuve, la salle était comble et le public s’amusait ferme à coups d’éclats de rires et d’applaudissements.
Ce soir et demain, il reste encore quatre possibilité de visionner gratuitement la projection des cinq films en question, dans une maison de la culture près de chez-vous. La durée totale de la projection est de 1:30h, ce qui est bien court, compte tenu du fait qu’on y passe un moment divertissant et enrichissant. Bravo aux membres des cinq équipes, qui ont accompli un travail incroyable!
Vendredi le 19 nov. à 19h, à la Maison de la culture Marie-Uguay Vendredi le 19 nov. à 19:30h, à la Salle d’exposition de la bibliothèque Rivière-des-Prairies Samedi le 20 novembre, 16h, à la Salle de diffusion de Parc-Extension Samedi le 20 novembre, 19:30h, à la Maison de la culture de Notre-Dame-de-Grâce
Par Marie-Pierre Bouchard
Je me suis brièvement entretenue avec des membres de l’équipe 3 en ce troisième et dernier jour de création. Brièvement, car pour les cinéastes qui participent au concours du DocuMenteur, vous l’aurez deviné, chaque minute compte!
Karène Lefebvre, originaire de l’Abitibi et résidente de Montréal, en est à sa deuxième édition du concept de création de documenteur en 72 heures, et a déjà collaboré dans le passé avec Jennifer Debrecen. Astrid Barrette-Tessier, qui travaille avec elles pour la première fois, a elle aussi déjà participé à une édition du concours DocuMenteur en Abitibi, où elle demeure. Leur équipe s’est fait assigner l’arrondissement Mercier - Hochelaga-Maisonneuve samedi, lors de la soirée de lancement. Déjà, le soir même, les trois jeunes femmes se sont mises à plancher sur leur scénario jusqu’à tard dans la nuit. Le lendemain, elles s’affairaient à planifier le tournage. «Le plus difficile, c’est d’obtenir les autorisations de tournage, particulièrement un dimanche! En fait, ça relève presque de l’impossible…», confie Karène. Il leur fallait aussi dénicher des acteurs non professionnels, à même l’arrondissement. Astrid raconte: «On a été extrêmement chanceuses, on a trouvé notre acteur principal dans la rue dès la première tentative, et il collabore super bien!»
La réalisation d’un film n’est jamais (jamais!) simple, même pour un court-métrage. La planification, le tournage, le montage, toutes ces étapes sont complexes en soit. Imaginez lorsqu’on dispose de 72 heures pour y arriver! Qu’est-ce qui motive un tel défi? Comment gérer une telle pression?
Astrid explique: «Dès que le processus commence, on embarque sur une grosse dose d’adrénaline! Le plus gros défi, c’est de trouver rapidement une solution lorsqu’on se bute à un problème. C’est vraiment de l’improvisation, et c’est palpitant comme exercice!»
Chose certaine, elles travailles sans relâche depuis que le chronomètre est en marche. Elles se lèvent à l’aube et ne dorment que quelques heures par nuit, envisageant même de passer une nuit blanche à la toute fin, si nécessaire. Confiantes, elles croient que le résultat sera à la hauteur de leurs attentes. Elles ont hâte de présenter leur documenteur en grande première ce jeudi, et de visionner celui des autres équipes.
Jeudi le 18 nov. à 19:30h, à la Maison de la culture Maisonneuve Vendredi le 19 nov. à 19h, à la Maison de la culture Marie-Uguay Vendredi le 19 nov. à 19:30h, à la Salle d’exposition de la bibliothèque Rivière-des-Prairies Samedi le 20 novembre, 16h, à la Salle de diffusion de Parc-Extension Samedi le 20 novembre, 19:30h, à la Maison de la culture de Notre-Dame-de-Grâce
(photos: Émilie Parent-Bouchard)

Voici les équipes en question:
Jeudi le 18 nov. à 19:30h, à la Maison de la culture Maisonneuve
Vendredi le 19 nov. à 19h, à la Maison de la culture Marie-Uguay
Vendredi le 19 nov. à 19:30h, à la Salle d’exposition de la bibliothèque Rivière-des-Prairies
Samedi le 20 novembre, 16h, à la Salle de diffusion de Parc-Extension
Samedi le 20 novembre, 19:30h, à la Maison de la culture de Notre-Dame-de-Grâce
Lancement Festival du DocuMenteur @Mtl (photos: Émilie Parent-Bouchard)
Samian est le premier rappeur algonquin. Il parle au nom des Premières Nations avec une efficacité redoutable. Il raconte comment l’impact de sa tribune auprès des jeunes de son peuple.
par Marie-Pierre Bouchard
Un très beau moment que ce spectacle d’Anodajay et Samian, accompagnés de DJ Horg et de deux excellentes choristes, Anik Michel et Sola. Un spectacle où les mots transpercent l’air et où le message transcende l’individualité. Le public a répondu avec enthousiasme aux artistes venus livrer leurs textes percutants.
Un moment particulièrement touchant: Samian qui parle de la langue algonquine, et des autres langues des Premières Nations, qui se perdent parce qu’elles ne jouissent d’aucune forme de protection de la part de nos gouvernements. Par ailleurs, la ferveur du discours social et politique de Samian vaut vraiment la peine qu’on s’y attarde.
Quant à Anodajay, c’est un show man humble, au regard franc, doux et limpide, qui se délecte de la sonorité rythmique des mots en créant une poésie à la fois recherchée et près des gens.
Ils sont en spectacle ce soir à la Maison de la culture Merci, et demain à la Maison de la culture Rosemont-La-Petite-Patrie. C’est gratuit: allez-y!
La gang d’Excès et désinvolture… Sept expositions en cours en ce moment à Montréal! Voir la programmation.
BASCULE
par Marie-Pierre Bouchard
J’ai vu le spectacle Bascule avec mes enfants ce samedi. Il faut savoir que mes filles et moi sommes toutes trois friandes des arts de la scène, et que nous ne manquons jamais une occasion de nous offrir une sortie au théâtre.
Bascule transporte les enfants dans un monde imaginaire, tout en métaphores et symboles. Les interprètes offrent une prestation à la fois accessible malgré la mystérieuse nature de leurs personnages. Les costumes sont absolument fabuleux, tandis que la scénographie, d’une désarmante simplicité, permet l’introduction de projections et de théâtre d’ombres. Les éclairages sont, à cet égard, particulièrement réussis.
Il faut toutefois savoir que la dramaturgie est complexe, et qu’il est avisé de respecter le groupe d’âge ciblé (6 à 12 ans) pour une appréciation optimale de ce spectacle de grande qualité.
Depuis 2009, le Petit Théâtre du Vieux Noranda produit le spectacle jeunesse Bascule, d’Anne Théberge, d’après l’œuvre de l’auteure Jocelyne Saucier.
Bascule sensibilisent les jeunes à des dimensions importantes de la vie : le deuil, les métiers, la différence, l’empathie, l’amitié et le voyage. Ces thèmes propices à la réflexion et aux échanges se révèlent très enrichissants sur le plan humain. Ce conte philosophique se démarque aussi par la qualité de la langue et des métaphores qui stimulent l’imaginaire des enfants.
Interprété par Stéphanie Lavoie, Alexandre Castonguay et Daniel Rousse, dans une mise en scène d’Antoine Laprise. Musique originale interprétée sur scène par la violoncelliste Marie-Hélène Massy-Émond.
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Quatre autres représentations gratuites de Bascule sont au programme d’AT@MTL:
31 octobre, 15h, Maison de la Culture Notre-Dame-de-Grâce
7 novembre, 13h30, Complexe Culturel Guy-Descary
19 novembre, 19h, Maison de la Culture Rosemont-Petite-Patrie
21 novembre, 14h, Maison de la Culture Mercier.
Voici un extrait d’un conte touchant d’André Lemelin.
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Voici un extrait d’un poème slammé par l’éloquente Sonia Cotten, capté lors de la Soirée Techno-Contée-Slammée de jeudi soir, à la Maison de la Culture Côte-des-Neiges. N’oubliez pas qu’il y a encore 2 occasions de voir ce spectacle où la verve est à l’honneur.
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